LE VINYLE SE PORTE À MERVEILLE

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Alors que les ventes de CD s’effondrent toujours plus vite, celles de disques en vinyl progressent de plus en plus vite. La situation est telle qu’aux Etats-Unis, Fat Possum, un label indépendant, a décidé de construire des lignes de production (Memphis Record Pressing) de ces disques afin de faire face à la demande sans cesse plus forte.

Le fondateur de Fat Possum, Matthew Jonhson, a acheté neuf presses qui pourront produire de 7000 à 14 000 albums par jours, pour 100 000 dollars le tout (une presse ne nécessitant aucun travail couterait environ 200 à 250 000 dollars). De quoi rentre L’entreprise auto-suffisante et donner un coup de pouce à d’autres labels, comme ceux travaillant avec la filiale de Sony RED Distribution, qui a aidé à financer l’usine.

Bémol cependant, cette recrudescence phénoménale des ventes de galettes pose un problème évident d’approvisionnement pour les entreprises spécialisées dans le pressage de vinyles. Quand on sait qu’une machine n’est capable de presser que 125 vinyles de l’heure, et que les trois géants du secteur (MPO pour la France, United Records Pressing aux Etats-Unis, GZ Digital Media en République Tchèque) doivent produire pas moins de 18 millions d’exemplaires supplémentaires par an, l’embrouteillage est vite arrivé.

Un autre problème est pointé du doigt : à force de pousser les machines à bout, il faut les réparer. Et c’est un budget. Certains labels peuvent aller jusqu’à dépenser 15 000$ pour réparer une seule machine. Pourquoi ? Le vinyle est un peu perdu entre deux époques, et le XXIème siècle n’était pas forcément prêt à accueillir à bras ouverts ce retour de la galette: les outils d’entretien et pièces de rechanges se font de plus en plus rares, comme l’explique Robert Roczynski, président de Records Product aux Etats-Unis :

 

« Ils essaient de faire revenir cette industrie alors que cette époque est révolue. » 

 

Selon plusieurs études, les ventes de vinyles pourraient atteindre 10% du marché des ventes de supports physiques dans les six années à venir car à l’ère où la dématérialisation des contenus devient la règle, le produit physique prend une valeur symbolique avec lequel se noue une relation plus forte qu’avec d’autres objets, ce qui lui confère une valeur ajoutée.

Dans ce contexte le vinyle a la chance d’être déjà devenu un produit « culte » et donc plus désirable.


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