BUSH: LE DERNIER ALBUM DE SNOOP DOGG

Calvin Broadus, aka Snoop Dogg a pris de la bouteille. Le célèbre rappeur, qui n’a musicalement plus rien à prouver nous démontre une fois de plus son talent d’une façon presque déconcertante.  Bien entouré comme d’habitude, il revient avec son nouveau et treizième album solo, Bush d’excellente facture.

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On ne va pas se mentir, tout ce que touche Snoop Dogg est rarement mauvais, que cela soit dans le domaine d’une promo, d’apparition dans un film, ou bien d’un featuring avec un autre talent, l’artiste aux multiples facettes fait très souvent les choses bien.

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Et c’est à nouveau le cas pour son nouvel album solo, surfant sur les tendances du moment. Celui-ci, revenant dans la lignée du fil rouge funky du D.O. double G suite au 7 Days of Funk bien sympathique. Snoop ayant aussi traversé sa période Rastafari en 2012 avec Snoop Lion et Reincarnated.

Produit par son collaborateur de longue date, Pharell Williams, Bush se veut globalement très chaleureux dans son écoute et on sent le travail minutieux qu’ont dû élaborer les deux artistes pour cette collaboration. À la première écoute d’ailleurs, sur California Roll en featuring avec Stevie Wonder, le gimmick du tout premier morceau est un son d’harmonica, instrument qui évoque immédiatement le désert, les grands espaces, et les western, le décor est posé.

D’ailleurs, pour ceux qui n’auraient pas tilté, bush en anglais signifie le buisson, qui peut être aussi celui, sec, roulant sans fin dans les déserts arrides états-uniens, virevoltant en français, appellation pas tant sexy une fois traduite mais qui a le mérite de nous faire comprendre la similitude entre le nom de l’album et ses sonorités. Groovy.

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Le reste coule sans problème; avec l’apparition de son ami de longue date Charlie Wilson sur Peaches N Cream à base d’extrusions 3D et visuels nineties ou dans un So Many Pros dont la direction artistique est très riche, notamment pour l’hommage aux affiches et films des années 60-70 et à la blaxploitation. Pour ceux qui s’en souviennent, Wilson avait déjà collaboré avec Snoop, entre autres sur le génial Signs en 2005 (déjà dix ans !). Sur son nouvel opus se rejoignent Gwen Stefani, T.I., ou encore respectivement Rick Ross et Kendrick Lamar sur la dernière track de la galette, I’m Ya Dogg.

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Un album qui nous rappelle musicalement un peu celui de Pharell WilliamsG I R L sorti l’année passée (dans sa sonorité des prods et son nombre de morceaux) mais dont les similitudes ne sont guères dérangeantes à l’écoute, plutôt une preuve de maîtrise et de maturité musicale.

On notera également la réussite visuelle de la pochette, très végétale (on devine pourquoi), créée en collaboration avec un photographe suisse, Philippe Jarrigeon Bachelier et professeur à l’ECAL de Lausanne. Une belle ouverture d’esprit de la part de l’artiste d’encourager de jeunes talents.

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