GUIDE D’ACHAT: SSD OU HDD ?

La technologie évolue, est ce n’est pas un mal. En effet en ce qui concerne le marché de la mémoire de stockage, nous effectuons un grand pas en avant actuellement. Autrefois, le disque dur étant la seule alternative de stockage informatique direct, le SSD arrive aujourd’hui pour doucement prendre le pas sur son aîné.

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L’une des dernières pièces mécaniques qui reste dans un ordinateur avec le lecteur optique et le ventilateur est le disque dur. Son architecture a peu évolué depuis sa création, mais son nombre de plateaux et ses technologies ont permis d’augmenter considérablement ses capacités aux fils des ans. Toutefois, fragile et lent, le disque dur est sur le point de laisser sa place à la mémoire flash, bien plus véloce. Explications.

Particularités

Le disque SSD ou Solid State Drive est un support de stockage qui a la particularité d’utiliser des puces mémoire appelées puces de mémoire Flash NAND. Pour être clair, il remplit la même fonction qu’un disque dur sauf qu’il est dépourvu de toute partie mécanique. Ce qui en fait son atout majeur et son principal argument de vente. Mais surtout, ses temps d’accès sont d’une rapidité exemplaire. Les puces étant complémentaires, elles se constituent par grappes et donnent un volume total de mémoire par distribution des tâches (un peu comme les plateaux des disques durs, 2, 3 voire maintenant 7). Dans le jargon informatique, on appelle ça un cluster.

Ainsi, même si toute la mémoire n’est pas stockée à un seul endroit (sur une seule puce par exemple) le système s’occupe de la répartir habilement suivant l’utilisation ou son besoin immédiat (buffering). Mais ce n’est pas tout, en plus d’être rapides, les SSD sont silencieux, dissipent moins de chaleur, sont moins lourds, consomment moins d’énergie et sont plus fins que des disque durs classiques.

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Pour ce qui est de leurs taille physique, les SSD sont uniquement proposés en format 2.5 pouces contre les disques durs de 3,5’’ dans les tours PC classiques en général ou même 1,8’’ dans les Notebooks et iPod Classic pour la petite info. Chose qui tend à disparaître tant ces petits disques étaient lents et coûteux. Ils remplissaient toutefois très bien leur tâche sur les baladeurs, ceux-ci ayant besoin d’une petite mémoire tampon pour accéder à la musique le temps d’anticiper la lecture suivante. Si tant bien est qu’on choisit un SSD pour remplacer son disque dur 3,5 pouces, il existe des boîtiers qui permettent de loger celui-ci pour lui faire tenir dans un logement du même volume.

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Lorsque l’on parle de temps de rotation, l’unité de mesure des les disques durs s’exprime en tours minutes, c’est ainsi que la plupart des formats 2,5’’ (dans les portables) ne tournent souvent qu’en 5400 tr/min alors que d’autres du même format (forcément un peu plus chers) et les 3,5’’ tournent en 7200 tr/min, la norme pour ces derniers. On peut également acheter des disques durs tournant à 10’000 tr/min mais ceux-ci sont plus bruyants et dégagent plus de chaleur (la raison d’un coffret dissipateur qui les entoure). C’est un facteur important à prendre en compte lorsque l’on choisit un disque, surtout si l’on exécute des tâches complètes comme de la 3D ou du montage vidéo. Pour la bureautique, 5400 tr/min est largement suffisant.

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La vitesse des temps d’accès sur les HDD et SSD s’expriment en mega octets secondes (Mo/s). Les bons SSD allant de 450 à 500 Mo/s, le disque dur n’atteignant au mieux que dans les 100Mo/s… Vous l’aurez compris, autant d’atouts pour le dernier pour pulvériser ses performances. Toutefois pour les experts, il est toujours bon de rappeler les subtilités entre les deux catégories.

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Premièrement, étant donné qu’il s’agit de mémoire flash, le SSD a des chances de ne pas être aussi pérenne dans le temps que son aîné, et pour cause, une surtension électrique ou une panne risquera de vous perdre l’intégralité de vos données à l’inverse du bon vieux disque dur ou il est possible de réécrire les fichiers perdus pour autant qu’ils n’aient pas été formatés à bas niveau ou remplacés par d’autres. Aussi, il a été pointé du doigt la durée de vie du SSD sur le long terme en décrivant les problèmes des cellules réécrites les unes sur les autres trop de fois. Par exemple, si vous prenez un petit SSD et que vous écrasez souvent vos fichiers en ne laissant pas assez de place libre, ceux-ci seront sollicités sur les mêmes cellules, usant du coup les puces aux mêmes endroits contrairement aux disques durs ou l’utilisation d’un secteur ne péjore pas sur l’ensemble du ou des plateaux.

Du coup on peut se poser la même question du côté des disques durs qui ne posent pas de problèmes du niveau de cycle d’écritures mais qui sont très sensibles aux magnétisme. De toute façon, la durée de vie générale de la mémoire de stockage n’est pas énorme (les fabricants avancent une dizaine d’années suivant le produit) et il faut toujours compter sur le fait qu’elle peut lâcher d’un moment à l’autre pour quelconque défaillance. On privilégiera donc le backup aussi souvent que possible.

Certains constructeurs ont trouvé la parade et ont inventé le SSD caching qui combine disque dur + mémoire flash, Apple possède son appellation maison, le Fusion Drive par exemple. Si les capacités peuvent se révéler intéressantes niveau rapport qualité/prix, ces alternatives étaient surtout avantageuses il y a deux voire encore un an puisque aujourd’hui le prix de la mémoire flash dégringole et il devient plus intéressant de passer directement au 100% SSD. Toutefois l’alternative existe et s’adapte à tous les budgets.

Gestion du TRIM

Le TRIM est une commande logicielle qui permet d’optimiser les temps d’accès aux données sur un SSD (et donc aussi ses performances). Sans cette fonction, la durée de vie des cellules peut en prendre un sérieux coup et la durée de vie des SSD peut chuter drastiquement comme nous l’avons vu plus haut.

Et pour cause, certaines parties du disques peuvent devenir inopérantes pour des détails techniques que nous n’allons pas examiner ici, mais pour faire simple, il s’agit de répartir correctement les données wear levelling sur le disques pour que chaque secteur soit utilisé intelligemment. Pas de panique ce n’est pas à vous de vous occuper de cela, mais veillez bien que la gestion TRIM soir activée quand vous mettrez en place votre SSD dans votre ordinateur.

En général elle est intégrée par défaut dans les systèmes d’exploitation Windows/Mac depuis quelques années déjà. Si ce n’est pas le cas, pensez à installer un plug-in permettant l’utilisation de cette dernière.

Attention à un détail toutefois pour les soucieux de récupérer leurs données en cas d’effacement inadapté, contrairement au disques durs classiques, dès que l’on active la fonction TRIM avec un SSD, celui-ci purge complètement les données affectées et leur récupération devient (en principe) impossible après coup. Ou plutôt compliqué, puisque dans certains cas, il faudrait démonter les puces physiquement pour en récupérer le contenu. C’est donc un enjeu à prendre en considération.

Interface/connectique

Il existe aussi plusieurs interfaces de connectique pour les SSD et disques durs mais nous n’allons pas vous embrouiller avec cela. Partez du principe qu’il y a plusieurs vitesses de transferts entre le disque et la carte mère. Du Sata ll 3Gb/s ou Sata lll 6Gb/s. Ce dernier sera évidemment le premier à privilégier pour autant que votre ordinateur le prenne en compte et soit assez récent. Dans le cas contraire, aucun problème, il fonctionnera quand même mais sera un peu moins rapide dans les transferts comme si vous utilisiez une clé USB 3 avec un port USB 2 pour l’exemple.

Les ordinateurs reconnaissent normalement le SSD comme un disque dur conventionnel lors de l’installation.

Les technologies évoluant tellement vite que certains SSD sont en passe de remplacer bientôt les conventionnels mais n’ont plus le même format voir Flash PCIe que l’on peut trouver dans les MacPro ou les MacBook Pro Retina en forme de barrette.

Catégories

Certains SSD, comme les Samsung de la série EVO notamment, utilisent des générations de puces mémoire dites TLC. Des puces moins onéreuses mais aussi moins performantes et surtout avec une durée de vie inférieure aux puces SLC et MLC habituellement utilisées dans les SSD plus haut de gamme tel les Crucial. C’est également un gage de qualité même si certains estiment qu’il s’agit simplement de marketing.

On peut d’ailleurs enfin aborder la question de quelle marque modèle choisir : Pour faire simple, plusieurs fabricants fabriquent des SSD mais nous retiendrons les deux proposant les meilleurs rapport qualité/prix.

Il s’agit de Samsung avec sa gamme EVO et Crucial avec ses MX.

Chez Samsung, on vous conseille le 850 Evo ou Evo Pro quelque soit sa capacité sont de bons produits. Eviter le modèle 840 qui a des problèmes de firmware qui le ralentissent fortement. Toutefois, la mémoire reste en qualité en deçà à cause de les puces TLC sur les modèles Evo.

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Chez Crucial, on conseille la gamme des M550 ou BX200 ou des MX200 et BX100 qui proposent une qualité de fabrication supérieure (MLC) aux Samsung mais dont les prix sont plus chers.

Les performances entre les deux marques sont sensiblement les mêmes.

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Pour les disques durs, on conseille la marque Western Digital qui a toujours été assez fiable. Il en va de même pour les disques Hitachi = HGST. Cependant, ayant personnellement eu des retours négatifs sur les disques qui équipent les LaCie et dont Macbidouille confirme, il semblerait que Seagate soit dans les choux niveau fiabilité, méfiance donc.

En bref

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Si vous aimez travailler rapidement et vous lancez beaucoup d’applications gourmandes et longues à lancer comme la Creative Suite de Adobe par exemple, des logiciels 3D ou vidéo demandant beaucoup de ressources, le SSD serait sûrement la meilleure option envisageable, sachant qu’ils atteignent les 1To désormais mais restent tout de même chers et étroits niveau grande capacité. Alternative SSHD.

Vous pouvez également opter pour le SSD en petite capacité uniquement pour le démarrage système si vous possédez une tour et de faire cohabiter celui-ci avec des disques durs classiques pour le stockage massif des données.

SSHD

Il existe comme nous l’avons vu les SSHD, l’hybride entre disque dur et SSD assez abordables dont les capacités sont hautes 4To et dont les prix sont corrects pour des temps d’accès plus courts qu’un disque classique, idéal pour le montage vidéo et rendus 3D.

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Si en revanche vous êtes quelqu’un qui archive beaucoup sur une quantité de mémoire conséquente pour vos photos et vidéos à des fins de stockage pur, nous vous recommandons ces bons vieux disques durs, très généreux en terme d’espace, vous en trouverez allant jusqu’à 6To ou 8To (bientôt 10 courant 2015) en format 3.5 pouces, bien que plus lents pour certains et pas spécialement faits pour travailler dessus du montage vidéo par exemple, il rempliront parfaitement leurs tâches pour du stockage brut et du backup (un NAS par exemple). Western Digital propose d’ailleurs une gamme pour chaque usage.

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On rappelle qu’un backup de vos disques (peu importe SSD, HDD) est toujours nécessaire pour être certain de conserver ses données au frais.


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