LA MUSIQUE DU DÉPRIMANCHE #38

Le dimanche est certainement le jour de la semaine le plus affreux qui soit. Comme chaque dimanche depuis maintenant déjà 7 mois, voilà notre remède en musique. Bon dimanche.

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Les rues sont vides, les magasins fermés et vous essayez désespérément de faire passer la gueule de bois de votre samedi soir tout en vous faisant à l’idée que demain, c’est lundi et qu’il va falloir se lever indécemment tôt pour aller travailler. C’est pour ça que chaque dimanche, TheBergerie vous propose de découvrir un morceau apaisant, un peu mélancolique mais toujours de qualité, afin de rendre le jour du seigneur moins pénible. Faites-vous couler un bain, préparez-vous un thé ou allumez-vous une clope au bord de votre balcon et montez le volume.

HYACINTHE – L’ENNUI

SUR LA ROUTE DE L’AMMOUR 2 (2015)

Hyacinthe, l’autre voix du trio DFHDGB, sortira vendredi prochain son troisième album Sur La Route de L’Ammour 2 et pour l’occasion, il a balancé un extrait il y a un peu moins de deux semaines: L’ennui. Comme à son habitude, le rappeur parisien évolue sans difficulté dans son univers torturé qui sent la drogue, le sexe et les peines de cœur.

Dans ce morceau, produit par Holos Graphein et Krampf, Hyacinthe nous raconte avec nonchalance ses écarts de conduite motivés par son sentiment qu’une histoire d’amour, à peine commencée, arrive déjà à son terme. Cette sensation d’ennui romantique le pousse donc à partir à la recherche d’un lit blanc à souiller (peu être celui de ta copine ?) à travers un Paris en noir et blanc, sous la caméra de son partenaire de crime L.O.A.S.

Résolument très mélodieux, ce morceau s’avère redoutablement efficace, en particulier le refrain qui restera gravé quelques jours dans un petit coin de votre tête afin de refaire surface quand vous sortirez du boulot le moral proportionnellement aussi bas que l’altitude à laquelle se trouve le soleil à 18h30 un soir d’hiver.

Avec ce nouvel extrait, Hyacinthe nous prouve une fois de plus qu’il est un artiste capable d’assumer des choix artistiques aussi variés qu’osés. On attend donc avec impatience SLRA 2 afin qu’il nous raconte son vague à l’âme dans la peau de son personnage de bâtard coupable qu’on déteste adorer (ou le contraire).


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