CRITIQUE: ‘LES NOUVEAUX SAUVAGES’ VIOLEMMENT DRÔLE

Ce film ne faisait pas partie de nos attentes pour 2015 et pourtant, notre curiosité a tout de même été piquée pour être finalement récompensée. Oui, le film vaut définitivement le détour!

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Bien qu’il soit parti les mains vides de la Croisette, l’année passée, le Festival de Cannes éclatait de rire en assistant à la diffusion du film argentin Relatos Salvajes (Les nouveaux sauvages). Cette semaine, il est enfin sorti chez nous et voilà ce qu’on en a pensé.

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Il est difficile d’en faire une réelle critique sans trop en dévoiler, en particulier à cause de sa structure qui n’est pas celle d’un film classique. Relatos Salvajes c’est la créativité au service de la violence et c’est cette violence qui sert en fait de fil rouge aux personnages et aux mésaventures qu’ils subissent. Le film est en effet un enchaînement de situations où chaque personnage est confronté à une injustice. Une injustice qui va les pousser à devenir ces « nouveaux sauvages ».

Dit comme ça, on pourrait croire que l’on parle d’un film sombre et pourtant, pas du tout! Le film fait rire du début à la fin. Les personnages sont sans cesse face à des situations démesurées qui leur font perdre leur part d’humanité, au point d’être réduits à un stade animal, tout comme l’insinue le générique de début qui n’est autre qu’une succession de photos qu’on aurait cru prises par National Geographic. Et ces situations, bien que fantaisistes à cause de leur démesure, restent très réalistes sans jamais tomber dans le gore ou le trash excessif: cela pourrait arriver à n’importe qui, du jour au lendemain.

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C’est le troisième paragraphe et pourtant, vous avez dû mal à vous faire une vraie idée du film, n’est-ce pas? Ne comptez pas sur nous pour vous montrer la bande-annonce, on aimerait vraiment que vous soyez surpris si vous décidiez d’aller le voir. En attendant, qu’en est-il du réalisateur. Qui est-il?

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Il s’appelle Damián Szifrón (à gauche sur la photo), il a 39 ans et est argentin. Figurez-vous que cela faisait 9 ans que ce bonhomme n’avait pas réalisé, ses deux premiers films étaient « El fondo del mar » et « Tiempo de valientes », un thriller ainsi qu’une comédie. On ne va pas vous mentir… on ne les a pas vus et on en avait jamais entendu parlé non plus.

Cependant, si la patte artistique et l’ingéniosité sont les mêmes que dans son nouveau film Les nouveaux sauvages, on ne peut que se réjouir de découvrir le reste de sa filmographie. Car, en plus de déborder d’ingéniosité, le nouveau film de Szifrón est soigné. Propre. Avec, la plupart du temps, un choix des couleurs important qui se remarque. Pas étonnant que le film soit en compétition en tant que « Meilleur film étranger » aux Oscars.

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On espère que monsieur Pedro Almodóvar continuera à produire les films de Szifrón (si ce dernier n’attend pas 9 ans), car une partie du buzz autour du film est en partie dû à sa société qui l’a produit. Même si au final on oublie très vite le réalisateur espagnol, car Les nouveaux sauvages délivre son propre humour noir, son propre cynisme et fait jouissivement péter des cables à ses personnages comme peu souvent. On y décèlerait presque des influences comme Tarantino ou les Frères Coen.

Bref, on a réellement besoin de vous dire qu’il faudrait le voir?

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