BILAN MI-ANNÉE – LES MEILLEURS FILMS DE 2017

Pour célébrer l’arrivée de l’été, The Bergerie vous a proposé de découvrir ses coups de coeur ciné de l’année avec, pendant deux semaines, un conseil par jour sur notre page Facebook. Résumé.

C’est en images que nous vous invitons à retrouver les douze longs-métrages qui, selon nous, constituent les oeuvres les plus importantes diffusées au cinéma ces six derniers mois. Nous restons persuadés qu’avec la sortie des grands films vus à Cannes que sont The Killing of a Sacreed DeerThe Florida ProjectGood Time ou encore You Were Never Really Here et The Square, notre top de fin d’année pourrait être bien éloigné de cette sélection intermédiaire. Réponse en janvier 2018, pour un article tout dédié.

À ces attentes confirmées s’ajoutent les candidats évidents, tels que Dunkirk de Christopher NolanBaby Driver d’Edgar WrightA Ghost Story de David Lowery ou encore 120 Battements par Minute de Robin Campillo, qu’il nous tarde – comme vous, probablement – de vivre en salles. Quoi qu’il en soit, cette petite compilation n’est qu’une occasion de plus de voyager et de frissonner, encore et encore, en attendant la déferlante d’émotions des semaines à venir. Et bon sang, on a vraiment, vraiment hâte.

NB: les films sont ordonnés par sortie dans les salles françaises/suisses, et non par note ou préférence.

  A Monster CallsJuan Antonio Bayona — 04.01.2017

Dernière création fantastique du prodige ibérique Juan Antonio Bayona (L’Orphelinat), A Monster Calls est une tendre fable sur le deuil, et son long cheminement. Le film transpire une vision de cinéaste inhérente à un style fascinant, oscillant constamment entre tristesse fataliste et émerveillement juvénile.

 Nocturnal Animals | Tom Ford — 04.01.2017

Esthétique chic pour un récit d’une noirceur et d’une violence étouffantes. Avec ce deuxième long-métrage, Tom Ford livre un très bel objet de cinéma au casting de luxe (Jake GyllenhaalMichael ShannonAmy Adams, …), où fiction et réalité se confondent. Déroutant, sensoriel et surtout fort.

La La Land | Damien Chazelle – 25.01.2017

Ode arc-en-ciel au jazz, à la danse et à l’amour, La La Land catapulte Damien Chazelle (Whiplash) dans la catégorie des grands metteurs en scène de sa génération. Ryan Gosling et Emma Stone y crèvent l’écran et nous comblent d’émotions, d’images et de mélodies enchanteresses. Pas un bémol.

  MoonlightBarry Jenkins — 01.02.2017

Au même titre que son protagoniste Chiron, Moonlight déborde de perturbations que la mise en scène dessine avec un charme émotionnel incontestable. De ces soubresauts existentiels naissent une forme d’espérance qui nous offre, à la fin de la projection, l’envie de l’emporter avec nous pour mieux croire et accepter le monde qui nous entoure. Il sera probablement bien difficile de faire plus beau cette année.

American HoneyAndrea Arnold — 08.02.2017

L’Amérique subjective qui est offerte par le film d’Andrea Arnold est passionnante à décortiquer, et l’épopée continentale de la jeune Star et de son hippie lover interprété par Shia Laboeuf n’est qu’une raison de plus de s’y attacher. Loin d’un portrait analytique de forcené(s) ou d’un engagement particulier pour la marginalité, le film trouve le juste-milieu dans tout ce qu’il constitue: un cinéma d’une rigueur incontestable dont les idéaux n’appartiennent qu’à l’ordre de la mise en scène et, donc, à l’art.

 Logan James Mangold — 01.03.2017

Il y a les films de super-héros qui cherchent à en mettre plein la vue, et qui rapidement nous fatiguent en limitant leur audace à un festival désormais calibré d’explosions sur fonds verts. Et puis il y a Logan, de James Mangold; un chant du cygne pour Hugh Jackman, qui résonnera à jamais comme un uppercut pour tout féru de cette saga. Celle-ci aura attendu son tout dernier soupir pour offrir ce qu’on attendait d’elle: une œuvre salvatrice et référence, gorgée d’espoir quant à l’avenir d’un genre à l’agonie.

 OKJA Bong Joon-ho — 28.06.2017

À l’occasion de la sortie de OKJA sur Netflix ce mercredi, nous avions court-circuité la chronologie de nos recommandations estivales pour l’un de nos plus gros coups de coeur du Festival de Cannes. Car oui, OKJA est avant tout est un film qui déborde d’amour. Fable moderne sur l’écologie et la sauvegarde des espèces, l’oeuvre de Bong Joon-ho nous offre le duo le plus attachant de l’année au cinéma, et surtout le super-cochon le plus génial du septième art, non sans rappeler E.T., sans les longs doigts tout fins. Condensé d’action – et d’humour – au casting ahurissant, OKJA est ainsi une réflexion passionnante sur la force de l’amitié, la domination auto-proclamée de l’homme et le véritable sens de la justice.

C’est là toute la maestria du cinéaste sud-coréen: c’est sans gentil, ni méchant que le réalisateur nous délivre le plus universel des messages, pourtant libre d’interprétation. Difficile de dire non à tant de candeur et de richesse d’esprit. Chapeau bas, sur toute la ligne!

20th Century WomenMike Mills — 01.03.2017

Largement plébiscité par la critique et les cérémonies outre-atlantique, 20th Century Women aura subi la loi terrible de la distribution dans nos salles avec une exploitation minimale; pour un film pourtant essentiel à bien des niveaux. Le propos de Mike Mills propose une vision féministe et joliment intime de l’éclosion sentimentale d’un jeune garçon entouré de trois femmes aux personnalités magnifiques.

S’émancipant du spectre réducteur et usé du genre, 20th Century Women rappelle que, bien plus qu’une simple moitié statistique du monde, la Femme est avant tout indispensable, céleste; nous prouvant sans cesse toute la poésie des milliers de petites choses qui font d’elle ce qu’elle est, et sera toujours.

Grave | Julia Ducournau — 15.03.2017

Précédé d’un buzz colossal dans les festivals de cinéma (Toronto, Gérardmer, …), le premier long-métrage de Julia Ducournau a rapidement fait parler la poudre non seulement pour la démesure de son charisme, mais aussi pour la qualité des réflexions qu’il apporte au fil du dess(e)in sanguinolent de la personnalité naissante de Justine.

Plus qu’un film de genre, Grave est une œuvre foncièrement indépendante; un portrait de rouge et de blanc d’un ‘coming of age’ sans concession ni retenue, qui agit de l’intérieur pour mieux altérer la nature de ses personnages et de son auditoire. Autant le dire tout de suite, Grave est d’une gravité sans nom.

The Lost City of Z James Gray — 15.01.2017

Avec son sixième long-métrage, James Gray atteint un stade de transcendance jamais égalée dans sa filmographie, signe d’une carrière à son apogée esthétique. Rarement un récit d’aventure aura été si épique, autant dans les thématiques qui le constituent (la trajectoire, l’explorateur, le but à atteindre), que pour son potentiel esthétique (mise en scène sensorielle, exploration du cadre, sobriété visuelle).

The Lost City of Z se présente ainsi comme un chef-d’œuvre qui rend compte du pouvoir qu’un tel Cinéma peut produire, telle une source infinie de possibilités, rendant cet art auguste et, finalement, mythique.

Get Out Jordan Peele — 03.05.2017

C’est dans son raisonnement que Get Out trouve toute sa résonnance. En attaquant le sujet du racisme par le biais des codes académiques du cinéma d’épouvante, Jordan Peele déconstruit le rêve américain en offrant une vision hypnotique, incisive et réflexive du cauchemar blanc. Emplie d’audace et de corones, cette première réalisation offre ainsi à l’Amérique de Donald Trump son premier grand procès filmique, tout en régalant d’un suspense martial. Il est des œuvres qui font rire, il est des films qui font peur, et il est des longs-métrages qui importent. Get Out en fait partie.

 Pieles | Eduardo Casanova — 04.01.2017

On termine avec le long-métrage espagnol Pieles qui a su contaminer la rédaction de sa bizarrerie rosée et de sa photographie lavande, par le biais d’une galerie de personnages résolument WTF mais ô combien originaux, pour un ovni filmique inoubliable.

Passé loin des radars habituels, Pieles pourrait figurer parmi les grands succès ciné de cette année, à condition que le public ait la chance ou soit poussé à découvrir tout son humour de noirceur grinçante et de flatulences buccales (si), en dépit d’une distribution que l’on aurait adorée plus large et médiatisée, et surtout en salles.

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